Dans les Yvelines, un homme de 69 ans avoue le meurtre de sa compagne. Il l’a tuée la veille après une dispute conjugale, sa femme ; une mère de famille âgée de 56 ans. Elle a été touchée par quatre balles avec une arme de poing qu’il détenait légalement. L’homme s’est lui-même dénoncé en appelant les gendarmes. Autre histoire :  une jeune femme de 29 ans, mère d’une petite fille de 6 ans, a été poignardée à mort dimanche 6 janvier 2019 au matin à Toulouse (Haute-Garonne). Le drame conjugal sur fond de jalousie et de soupçons d’infidélité s’est déroulé dans le quartier populaire de Bellefontaine, dans l’ensemble de la cité du Mirail. Une violente dispute conjugale serait à l’origine du drame. Son conjoint, suspecté des faits, a pris la fuite. L’homme de 26 ans, a pris sa voiture direction le Portugal juste après le meurtre. Cependant, peu de temps après, il s’est rendu à la police de Lisbonne l’après-midi même et avait les vêtements tâchés de sang à son arrivée. Il a rapidement avoué le meurtre de sa femme.

Chaque année, près de 220 000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-compagnon en France, selon les statistiques gouvernementales.
Les femmes sont en première ligne des crimes conjugaux : elles constituent plus des trois quart des victimes décédées.
Au total, près de 20% des homicides – tous homicides confondus – sont dus à des violences conjugales
Ce constat est d’autant plus terrifiant que les enfants comptent parmi les victimes des crimes conjugaux : chaque année, entre 8 et 15 % des victimes mortes du fait des violences conjugales sont des enfants.
Par ailleurs, entre 20 et 25 enfants sont tous les ans témoins d’un crime conjugal , spectacle terriblement traumatisant pour des enfants parfois très jeunes.
Dans plus de la moitié des affaires, l’auteur de l’homicide conjugal, que cet homicide soit volontaire ou involontaire, était sous l’influence de l’alcool, de drogues ou de médicaments psychotropes.

Ces chiffres témoignent de la gravité du phénomène des violences conjugales.
Ce sont des prénoms sur un avis de décès, des prénoms qui ne seront dits qu’avec une immense douleur dans certaines familles. Il y a tellement d’histoires différentes, comme si l’horreur était douée d’une imagination qui surpasse nos cauchemars. Mais le plus terrible au milieu de toutes ces horreurs, c’est qu’il y ait encore des procureurs pour déclarer : «C’est une séparation qui se passe mal.»
La réalité c’est que presque tous les jours, en France, un homme tente de tuer sa compagne ou ex-compagne. Tous les trois jours, en France, un homme parvient à tuer sa compagne ou ex-compagne. Ce chiffre n’a rien d’une fatalité. Il peut augmenter ou diminuer.
En capturant de banals objets du quotidien devenus armes de crime, ils deviennent phénomène des homicides conjugaux.

 Isaline, , Tess, Mina P., Lycée Marie Madeleine Fourcade, 1 février 2019