Twitter, Google, Instagram, Youtube,… Toutes ces plateformes aux milliards de chiffre d’affaire ne montrent qu’une infime partie de ce qu’elles sont réellement. Mais où sont les limites ?

L’un des réseaux sociaux les plus populaires, Facebook, ne fait pas exception. Une enquête menée le 29 janvier 2019 par le site TechCrunch nous le prouve. En effet, le réseau social a créé une application nommée « Facebook Research » présentée comme de la recherche selon Facebook. Cette application mobile rémunère ceux qui l’utilisent car ils testent cette application, qui est à l’état de test, contre de l’argent, ce qui est autorisé. L’utilisateur doit accorder l’accès de ses données personnelles sur le smartphone à « Facebook Research » (comme la localisation, les sites visités, les e-mails, les conversations, les photos et vidéos,…) pour participer à ce « projet » selon une publicité de l’application. Ces publicités sont présentes sur Instagram, qui a été racheté par Facebook, ou encore Snapchat mais pas sur Facebook dans le but de viser un public de 13 à 17 ans pour inciter les jeunes à la participation, selon le journal « Le Monde ».

Facebook espionne ses usagers « volontaires »

Malgré le fait que Facebook ait reconnu l’existence de l’application, il ne dit en rien si les données ont été exploitées, bien que dans le processus d’inscription, et même avant et après celui-ci, rien n’indique l’étendue totale des données auxquelles Facebook a accès.

Mais le réseau social se défend en disant collecter ces données pour améliorer leurs services. « Comme beaucoup d’autres entreprises, nous proposons aux gens de prendre part à des recherches qui nous aident à identifier ce que nous pourrions faire mieux » a déclaré Facebook à TechCrunch.

Malheureusement ce n’est pas le premier scandale de Facebook sur le sujet. En 2018, l’entreprise fait polémique pour collecte de données d’utilisateurs de smartphone au travers de l’application « Ovano Protect » qui a été racheté par Facebook en 2013 et qui sert à paramétrer l’usage de données internet consommées.

Après l’enquête de TechCrunch, Facebook a empêché l’accès à « Facebook Research ». Ces révélations ont déplu à Apple qui a bloqué le certificat de test d’application dans l’environnement IOS (Apple) à Facebook d’après le site « The Verge ».

Adolescents sous influence

L’exemple de Facebook qui paie des adolescents pour les espionner montre que les réseaux ont une certaine influence sur les jeunes d’aujourd’hui et ces influences peuvent être plus ou moins graves.

Il existe d’ailleurs un métier qui est appelé influenceur qui se développe beaucoup sur les réseaux sociaux comme Instagram ou Snapchat. Ces influenceurs sont des personnes issues des réseaux ou de la télévision qui sont rémunérées pour présenter des marques et parler de leurs bienfaits, ce qui fait donc une publicité pour la marque et incite inconsciemment les personnes qui les suivent à acheter certains des produits de la marque qui est présentée. Mais par moments certains adolescents sont influencés par les produits que les influenceurs présentent et peuvent prendre directement la carte bancaire de leurs parents dans le but d’acheter le ou les produits sans forcément leur accord. Les réseaux font donc partie des influences sur les adolescents.

Les influenceurs postent aussi des photos sur leurs réseaux sociaux comme le réseau social « Instagram » mais ces photos ne sont pas toujours les originales et elles sont très souvent retouchées. Les adolescents ne le savent pas toujours, bien que, maintenant, de plus en plus de personnes parlent de ces retouches photos. Ce qui n’empêche pas que certains adolescents sont complexés, à cause de ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux, sur leur apparence physique. Ces complexes peuvent devenir des maladies comme l’anorexie.

Tout n’est pas bon à jeter

Cependant les réseaux n’ont pas qu’une mauvaise influence sur les adolescents car il y a certains comptes qui sont créés à but humoristique ou encore pour motiver les élèves à l’école.

Les réseaux sociaux et autres plateformes sur Internet peuvent être nocifs voir très dangereux pour les jeunes adolescents comme pour les adultes. Malgré tous les scandales et polémiques que l’on peut entendre, Internet a beaucoup de bons côtés. Il faut simplement faire attention à ses données personnelles et aux influences suscitées.