Le Mucem  a ouvert ces portes à l’association « Ancrages » , le 21 mars, dans le cadre des journées de la Francophonie, afin qu’elle puisse faire une intervention auprès de différentes classes. Nous avons donc été conviés à assister à leur atelier de sensibilisation à la discrimination, en tant que journalistes-reporters de l’événement.

Nous y reviendrons plus tard, pour nous focaliser sur l’association en elle même. Les personnes qui étaient présentes étaient Marine SANCHEZ (chargé de ressource documentaire) et Anaëlle CHAUVET ( Chargée de projet médiation culturelle). L’association a pour but, comme dit plus haut, de sensibiliser à la lutte contre la discrimination et elle milite aussi pour la valorisation de la mémoire des migrations en Europe et plus particulièrement à Marseille, endroit où l’association siège. Cette dernière possède  une annexe à la Porte d’Aix. Il s’agit d’une association de 7 employés où, parfois, il y a des bénévoles interviennent, par exemple pour dire quelques mots pendant les balades patrimoniales.

Pendant l’atelier, où de nombreux élèves étaient présents, et qui était à destination d’un public qui est au moins au collège, les deux femmes commentent, d’une manière précise et très claire, l’évolution de la xénophobie à travers les âges. Elles ont commencé avec le barbare dans l’Antiquité romaine, ont enchaîné avec le temps des sauvages pendant le XV ème siècle. Elles ont ensuite expliquer l’histoire de l’esclavage et du commerce triangulaire.

Durant leur présentation elles ont illustré leurs propos à l’aide d’un diaporama afin de montrer au élèves des différentes images ou propagandes xénophobes qui étaient présentes à cette époque-là. Pendant l’atelier les élèves étaient très actifs à l’oral, ils écoutaient, participaient, débattaient, posaient des questions ce qui rendait le tout très intéressant autant pour nous, les observateurs, que pour les médiatrices qui ont du prendre beaucoup de plaisir à animer cette séance.  La séance était riche en informations historiques quant au migrations. On a pris un moment pour discuter des migrations dès le milieu du XIXème siècle à Marseille et dans l’Europe avec notamment les Italiens qui sont venus en nombre à Marseille et qui ont été vus comme des « envahisseur et des voleurs de travail ». Nous avons aussi parler des colonies lors des explications sur l’esclavage pour enchaîner sur un débat des plus intéressant quand on a parlé des exposition coloniales. Une élève a pris la parole en expliquant que l’homme voyait des clichés, car ils lui étaient présentés, et qu’il ne cherchait pas à réfléchir. Malheureusement, les médiatrices n’ont pas eu le temps de finir leur atelier en parlant de la marche pour la Liberté car elles n’avaient qu’une heure pour présenter leur atelier alors que normalement elles ont deux heures pour le faire.

A la fin de la séance nous avons pu discuter avec les médiatrices afin de leur poser plusieurs questions. Le choix de la présentation de ce sujet aux journées de la Francophonie s’explique par le fait qu’elles pensent que « la promotion des différentes cultures fait partie de l’Histoire de France ». Elles nous ont ensuite expliqué qu’elles utilisaient souvent  un diaporama en appui. Cependant, les informations peuvent dépendre des groupes s’ils sont plus au moins calmes et s’ il demandent des explications. Elles sont « ouvertes à tous les débats afin de discuter avec les élèves ». Cela change aussi selon les ateliers, en effet il existe aussi d’autres ateliers comme celui qui s’appelle « Arrête de faire Genre » qui passe par le théâtre.

Elles réalisent aussi d’autre atelier avec « plusieurs modules ». Par exemple les ateliers peuvent être accompagnés d’une balade dans les rues de Marseille afin de voir et de comprendre comment l’espace urbain est conçu à travers les bâtiments, la rue, les décorations… L’éclairage sur l’Histoire de l’immigration se fait surtout sur le XIXe et XXe siècles et, en particulier, à Marseille et en Région PACA car il s’agit de notre patrimoine. Normalement, comme dit précédemment, l’atelier aurait du finir sur « La Marche Pour La Liberté », sujet très intéressant, qui n’a pas pu être abordé par manque de temps et par le fait que les élèves ont été intéressés par le reste de l’atelier.

Une fois l’atelier fini, tous les élèves se sont levés contents d’être venus. Ils sont partis avec le sourire aux lèvres et ont remercié les médiatrices pour leur intervention très intéressante et aura probablement enrichit leur culture historique et qui leur permettra, aussi, d’avoir une nouvelle ouverture sur le monde et la lutte contre la discrimination et la xénophobie.